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Densité et masse volumique du bois

Il existe une différence entre la densité du bois et sa masse volumique. Par densité on entend le rapport existant entre la masse du bois et son volume, sans tenir compte des cavités cellulaires ou pores. Elle est identique dans toutes les essences (1.56 kg/dm3), la substance des parois cellulaires ayant la même composition.

Par masse volumique on entend le rapport existant entre la masse du bois et son volume, en tenant compte des cavités cellulaires. La masse volumique est fonction de la teneur en eau du bois et peut varier substantiellement d'une essence à l'autre, d'où la nécessité de mentionner le taux d'humidité concerné dans les tableaux indiquant la masse volumique. Celle-ci influe directement sur la dureté du bois, sa résistance, son séchage et son usure.


 

Dureté du bois

Voici un tableau indicatif de la dureté de quelques essences de bois couramment utilisées:

ESSENCE DURETÉ [1]
TENDRE MI-DUR DUR TRÈS DUR
           
Afrormosia 2.6   X    
Bouleau 2.7   X    
Chêne 3.4     X  
Epicéa 1.2 X      
Erable EU 2.6   X    
Frêne 3.2     X  
Hêtre 3.3     X  
Kambala 3.0     X  
Merbau 4.4       X
Noyer 2.8   X    
Orme 2.7   X    
Pin 1.9 X      
Teck 3.0     X  
Wengé 3.9       X
           

[1] Dureté Brinell à 10% d'humidité du bois exprimée en kg/mm2


 

 

Retrait et gonflement du bois

Avant de devenir du parquet, le bois doit être séché de manière naturelle ou artificielle. Ce processus provoque l'évaporation de l'eau contenue dans ses pores. Dès que l'humidité tombe en dessous du niveau de saturation des fibres, le volume du bois diminue, ce phénomène étant appelé "retrait". A l'inverse, lorsque le taux de saturation des fibres (par l'absorption d'eau) est atteint, on parle de "gonflement" du bois.

Le bois est un matériau vivant. Il est soumis constamment aux influences du retrait et du gonflement, qui peuvent faire varier aussi sa forme: on dit alors que le bois "travaille"; il se voile, se fend, etc., dans des proportions qui varient en fonction de l'essence.


 

Caractéristiques thermiques

La masse volumique et le taux d'humidité du bois déterminent ses capacités d'isolation thermique. Ainsi les bois tendres et légers ont une capacité d'isolation plus importante que celle du bois dur et lourd.

Le bois offre de bonnes qualités thermiques. La perte de chaleur due au rayonnement étant faible, il offre un confort élevé dans les habitations.


 

Parquet et chauffage au sol

Sont considérées comme chapes chauffées tous les sols diffusant, à travers leur construction, de la chaleur en surface et dans les pièces, qu'il s'agisse de chauffage au sol traditionnel, de tubes d'aller/retour aux radiateurs, de systèmes électriques, de conduites d'eau chaude ou autres.

La majorité des parquets, collés ou flottants, sont indiqués pour la pose sur les supports chauffés. Il faut cependant savoir et admettre que la réaction au chauffage est plus lente lorsque le parquet n'est pas collé en plein. Dans tous les cas, il faut respecter les points suivants ainsi que les directives particulières du fabricant:

  1. La température maximale en surface du parquet posé ne doit pas dépasser, 26–27 ° C, aussi pour des raisons physiologiques. Il est souvent nécessaire de poser un isolant sur les conduites pour ne pas dépasser cette température. La température en surface est calculée suivant le coefficient thermique des différents types de parquets
  2. Lors de parquet collé en plein, les éléments chauffants doivent être recouverts de l'épaisseur minimale de matériel de chape selon les normes SIA Norm V 251/1.
  3. Tous les systèmes de chauffage doivent être enclenchés avant la pose de parquet (comme pour les autres revêtements). Ce préchauffage est exécuté comme suit: lorsque la chape a atteint sa fermeté définitive, chauffer pendant au moins 15 jours aux 2/3 de la température de départ maximale ultérieure. A mi-temps, augmenter au maximum pendant au moins 2 jours. 1 à 2 jours avant la pose du parquet, arrêter ou réduire, suivant la température extérieure, afin que la température en surface de la chape ne dépasse pas 20° C. Ces mesures permettent d'éviter les dégâts dus à un résidu d'humidité. Une fois le parquet posé, on veillera à ce que la température dans les tubes ne soit augmentée que de 5° C par jour au maximum.
  4. Teneur en humidité maximale mesurée à l'appareil CM:
    • Chape en ciment 1,5%
    • Chape liée anhydrite, coulée 0,3%
    • Chape liée anhydrite (traditionnelle) 0,5%
  5. Le collage en plein devrait être effectué avec une colle de bonne qualité non cassante.
 

Parquet en hêtre et érable canadien

Les essences de bois de hêtre et d'érable canadien avec leurs pores fermés sont endurantes et conviennent bien pour la pose de parquets. Certaines caractéristiques particulières doivent être observées:

  1. Le hêtre peut présenter d'importantes différences de couleur entre les différents éléments, en particulier dans le cas de bois étuvé. L'érable peut, comme toutes les essences de bois claires, en dehors de différences de couleur, présenter une visibilité plus nette des joints.
  2. Le hêtre et dans une moindre mesure également l'érable canadien sont des essences à retrait et gonflement importants en cas de modification de la teneur en humidité du bois consécutive aux variations climatiques. Par temps sec (hiver), ces bois présentent un retrait important.
  3. En hiver et pendant la totalité de la période de chauffage (période d'atmosphère sèche), on devrait veiller à une humidification suffisante de l'air. L'image de joints minimale possible est obtenue avec une humidification supplémentaire de l'air ambiant à environ 45-50% d'humidité relative de l'air.
  4. Le parquet à coller à type de pose parallèle ou anglaise (retraits et gonflements principalement transversalement aux fibres du bois) provoque une image renforcée des joints.
  5. Les types de parquet multicouches présentent des caractéristiques plus avantageuses du point de vue retrait et gonflement et en conséquence des joints en proportion plus petits l'hiver.
  6. Les chauffages par le sol favorisent encore plus le dessèchement et en conséquence la formation de joints dans tous les types de parquet et d'essences de bois, en particulier le hêtre.
  7. Les produits vernis en usine ne devraient pas recevoir de vernis ultérieur (collages des chants!). Un premier entretien avec un produit contenant de la cire est recommandé pour protéger les zones non traitées des joints contre un excès d'humidité et l'encrassement.
  8. Des systèmes de vernis à importantes caractéristiques de collage des chants (par ex. application directe de vernis à l'eau) peuvent entraîner des joints de rupture plus importants dans le cas de vernissages sur le chantier. Un traitement de fond préalable est recommandé et peut réduire/éviter le collage des chants.
  9. La pose de parquet de hêtre et d'érable canadien nécessite de bonnes connaissances spécialisées, en particulier sur des supports chauffés.

D'autre part il faut avoir en mémoire les points suivants:

  1. Des différences de couleur doivent être tolérées, en particulier dans le cas de bois étuvé.
  2. Des écarts de couleur peuvent apparaître par rapport à des échantillons isolés.
  3. Une humidification de l'air à env. 45 - 50% d'humidité relative de l'air est recommandée pendant la totalité de la période de chauffage.
  4. Le nettoyage et l'entretien du parquet doivent être réalisés selon les instructions.


Traitement des parquets déjà imprégnés

Qu'il soit posé dans un immeuble neuf ou rénové et, comme tout autre revêtement de sol, le parquet imprégné demande un minimum de soins. La façon de le nettoyer et de l'entretenir devrait être communiquée à l'utilisateur déjà lors de la vente ou de la remise des lieux, afin d'éviter des dégâts dus à un entretien inadéquat.

Réimprégnation

La réimprégnation d'un parquet fini n'est pas toujours avantageuse. Elle peut même créer des problèmes si le mandataire s'en fait une image fausse.

Une réimprégnation forme une couche de protection supplémentaire à l'usure. Une réimprégnation est optiquement toujours moins régulière que l'imprégnation de fabrique. Lors d'une réimprégnation, d'éventuels dépôts de particules poussiéreuses, traces de ponçage, irrégularités dans l'étalage du vernis, écartèlements dus à l'adhérence des joints, etc. ne sont pas exclus.

La présence de particules poussiéreuses dans le vernis ainsi que des écartèlements dus à un vernis à base aqueuse ne peuvent être exclus lors de réimprégnation au chantier.

L'imprégnation de fabrique étant suffisante pour l'habitat, une réimprégnation n'est pas nécessaire. Une réimprégnation n'est indiquée que lors de forte usure et modifie l'apparence de la surface. Cette différence optique est à mentionner préalablement au mandataire.


 

Critères de jugement des parquets posés

La Communauté d'intérêts de l'Industrie Suisse du Parquet a érigé les critères de jugement suivants en se basant sur les normes DIN et normes SIA 254:

  1. L'appréciation visuelle de la surface à juger se fait en étant debout.
  2. Les conditions d'éclairage locales (par ex. façades de fenêtre jusqu'à la surface du plancher ou seulement lucarnes)doivent être prises en considération pour l'évaluation optique.
  3. Des sources d'éclairage extrêmes (par ex. lampe supplémentaire pour l'évaluation de la surface du plancher) ne doivent pas être utilisées pour l'évaluation optique.
  4. Les propriétés des différentes essences et coupes de bois ainsi que des différents traitements de surface sont à prendre en considération.
  5. Le parquet dont la surface est finie de traiter ne doit pas présenter de traces de ponçage gênantes à vue d’oeil.
  6. Quelques impuretés dues au traitement de surface doivent être tolérées.
  7. Les opérations manuelles effectuées sur le chantier avec des appareils mobiles (par ex. ponçage des bords) doivent être évaluées du point de vue technique.
  8. Des points creux isolés sont tolérables dans le cas de planchers en parquet collés sur la totalité de leur surface jusqu'au maximum le 1/3 de la longueur de l'élément de parquet sur le diamètre le plus important du point creux, en cas d'assemblage rainé-crêté ou à rainures et languettes ou au maximum 10 - 20% de la surface de l'élément de parquet isolé dans le cas de liaisons bord à bord.
  9. Les zones décollées ne doivent pas bouger en hauteur.
  10. Un effet d'adhérence dû à la colle du parquet lors de l'appui ou de la décharge du pied ne doit pas intervenir.
  11. La position locale et la fréquence des points creux doivent être prises en considération.
  12. Les surélévations/différences de hauteur du parquet fini peuvent au maximum s'élever à 0,2 mm entre les différents éléments.